L’évolution de la fonction de Délégué à la Protection des Données (ou « Data Protection Officer »)

La Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), la CNIL et l’Association française des correspondants à la protection des données (AFCDP) ont récemment publié la quatrième enquête dédiée au métier de DPO. Pour conduire cette enquête 2024, la DGEFP a mobilisé l’Agence pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) dans le cadre de sa mission de service public. 3.626 DPO ont répondu à cette enquête.

Quelques chiffres :

  • Le nombre de DPO est passé de 21.000 en 2019 à 34.440 en début 2024 ;

  • En 2019 : répartition équilibrée avec 34% des DPO issus du domaine informatique, 31% issus du domaine juridique et 35% issus d’autres domaines d’expertise (contre 51% en 2024) ;

  • 57 % des répondants DPO internes et mutualisés travaillent dans des structures de moins de 250 salariés (+19 points par rapport à 2019). Ce développement au sein de plus petites structures est souvent associé à moins de moyens et à la prédominance des profils de DPO issus de domaine d’expertise « hors juridique et informatique ». Cette évolution comporte un risque que ces DPO soient moins en capacité d’évaluer les risques et de réaliser leurs missions ;

  • 85 % des répondants exercent à temps partiel (dont 61 % consacrent moins de 25 % de leur temps de travail aux missions de DPO) ;

  • 78% des DPO externes estiment que leurs recommandations sont écoutées et régulièrement suivies.

Actions à venir :

La CNIL a annoncé vouloir renforcer sa vigilance sur les phases de désignation du DPO ainsi que sur les moyens accordés à ces professionnels pour l’exercice de leurs missions. De nouveaux outils seront proposés pour contribuer à cette amélioration en concertation avec les associations de DPO (exemple : rapport annuel, lettre de mission, etc.).